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La Gastronomie à l’Île Maurice

Grands amateurs d’en-cas, les mauriciens se laissent tenter par les spécialités d’origine indienne vendues dans la rue : dholl puri fourré au cari, samoussa au poisson ou aux légumes, beignets de piments ou de bringèle... Et quelques fraises chinoises en guise de dessert.

La gastronomie reflète le cosmopolitisme du pays. Si l’on retrouve très nettement les composantes indiennes, chinoises, européennes et africaines, et s’il est possible de goûter chacune d’elles séparément, la proximité de ces cultures dans un espace restreint contribue à développer une cuisine typiquement locale.

Ainsi les caris (currys), bien que d’inspiration indienne, ont ici leur propre parfum, leur propre saveur, avec une prédilection pour le cari de poulet et le cari d’ourite (pieuvre). Il en résulte une cuisine créole, qui fait la part belle au riz comme aliment de base, que l’on agrèmente de divers chatinis (chutneys), soupes de haricots rouges ou de lentilles, bouillon de brèdes et « achards » (légumes ou fruits marinés dans l’huile, assaisonnée de graines de moutarde et de safran, le plus souvent pimentés).

A cette base végétarienne viennent s’ajouter les caris, les vindayes ou rougailles.

Les vindayes dont l’origine étymologique pourrait être le « vin d’ail », se composent le plus souvent de poisson, cuit dans une sauce safranée et légèrement acidulée proche de celle qui agrémente les achards.

La rougaille est une préparation à base de tomates, d’oignons et d’ail revenus dans un filet d’huile qui accompagne des petites saucisses ou du poisson salé.

Les mines frits et les soupes de boulettes de poisson composent l’ordinaire des préparations chinoises les plus consommées par les mauriciens.

extraits de Iles Maurice et Rodrigues aux éd. NATHAN, auteur Virginie Dennemont. ISBN 2.09.260937-8